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vendredi 26 février 2016

En quelques mots ...



Comment allez-vous ?


Voici six petites phrases (trop anarchiques pour être appelées des poèmes) dont quatre "pseudo-haïku". Un haïku est un petit poème d'origine japonaise suivant plusieurs règles que je n'ai pas eu le talent d'appliquer ici, d'ou le terme de pseudo. Par contre j'ai respecté la construction originale de ses 17 syllabes sur 3 vers, en : 
5 - 7 - 5 (syllabes).

Les 2 autres "poèmes" ne suivent aucunes règles, je ne pense même pas que l'on puisse les qualifier de proses.. 

(Vous pourrez consulter quelques notes à la fin de cette page)


Namaste ~ ~ ~



















Empruntant le 17e Sentier 1

il arrive à mes oreilles

Le Nom du Buddha.

S'écoulant au tréfond de mon être

C'est la foi qui surgit, Ah !


 1, 1000 ou 10 poussières de diamants2 

S'échappent de mon cœur

Empruntant le 18e Sentier. 1






























Par sa Lumière

La noirceur de mon cœur

Un papillon.























De l'obscurité


Ama prend ma main 2

Nous nous Sourions.



































































"Namo 'Mida Bu"3

Une étoile dans la nuit

Se manifeste.































Le Diamant béni

Pratiques et préceptes

Ne le créeront pas.



























Océan sans fond,

Sagesse du Buddha 

qui ne peut se concevoir.




Océan de Lumière, 

Que tes mérites 

Sont salutaires !



Sur le rivage

les langues d'eau , 

se déroulent avec fracas; 4


le grain de sable,

les entend véritablement 5

et rejoint

 Le Grand océan du Vœu.































Le Pouvoir-Autre : Le Pouvoir du Vœu du Bouddha Amida
























_______


Notes : 


1 : Le 17e et le 18e sentier : Le 17e et 18e vœux du Buddha Amida. > 
   Si l'ensemble des Vœux du Buddha Amida peut être qualifié de primordial, sans spécification cet adjectif fait référence au 18e d'ente eux. Des 3 Vœux faisant naître en Terre Pure du venu-de-l'ainsité Amida, seul le 18e (pour notre tradition) fait naître dans la Véritable Terre Pure de Rétribution. Celle ci est la Terre Pure dans toute sa gloire en rétribution des vœux que le Bodhisattva Dharmakara fit avant de devenir le Buddha Amida. Le 19e et 20e Vœux font naître dans des terres de transformations où les êtres né là accèderont à la Terre de Rétribution quand leur foi dans la sagesse du Buddha sera fixé (sans doutes)



Le vœu primordial du Bouddha Amida

    :  




2 : 10, 1 ou 1000 : Pour indiquer que leur nombre n'est pas important..
   Maître Shandao a parlé de 10 de ceux-ci .. mais également de 3 ou 5. Saurez-    vous de      quoi il s'agit ? : indice : Le "Sûtra des Contemplations" en parle           dans le stade le plus bas du stade le plus bas des pratiquants                           (16e contemplation).                    

3 : 'Mida : Contraction du Nom "Amida". Utilisée pour la première fois par Maitre       Shandao (善導大師 ; 613 - 681). Utilisée également par Maître Shinran             (1173-1263).
    Namo Amida Butsu : Litt. : Révérence au Buddha Amida. Maître Shandao lira     : Je prend s refuge dans le Buddha Amida ou Aspirer (à la naissance)  et           Transferer les mérites (de la pratique pour l'atteindre) KGSSII:34. RTC p.46.
    Maître Shinran lira que ces mérites ne sont pas ceux du l'Homme mais les         Mérites du Buddha Amida qui les lui transfert (eko).


4 : Ama (jp) : du sanskrit Amba : Mère. Maitre Shinran utilise ce terme dans le      Shozomatsu san numéro 84  pour parler de Kannon bosatsu p46 de l'édition de         l'université Ryukoku traduit par le Ryukoku Translation Center. Ici je l'applique au              Bouddha Amida. A noter que dans un de ses écrit Maître Shinran parle de          Kannon Bosatsu comme d'une émanation du Buddha Amida.


5   : Langues d'eau [...] avec fracas : à vous de deviner à quoi je fais ici               référence.     Le fracas est un son, le son d'un Nom.


6    : Véritablement : D'un "Cœur Unique et sans se troubler" dit le Sûtra                 d'Amida.





MERCI d'avoir pris le temps de me lire ! !

mercredi 14 mai 2014

Le groupe des fixés dans le vrai

Si je deviens Buddha et que les Hommes et les Dieux en mon royaume ne demeuraient pas dans le groupe des fixés (dans le vrai) ni n'atteignaient l'extinction libératrice, je ne prendrai pas le parfait éveil.
11e vœu du Buddha Amida


Je suis comme un petit embarcation
Agitée par les vagues de mes passions et les nombreux typhons des évènements de ma vie
Mais quel chance d'avoir rencontrer l'ancre du Vœu d'Amida !
Ce n'est pas que les grandes vagues et les typhons cesserons ,
C'est que l'ancre de nature Supra-mondaine 
Me fixe une foi pour toute à ma mère de lumière.
La chaîne de l'ancre se tend de temps à autre
et je peux entendre ce son : "Namo Amida Butsu Namo Amida Butsu"
Maintenant que je suis infailliblement fixé, comme d'autre petits et grand bateaux 
Nous sommes maintenant sûr d'aller naître dans le Pure fond marin d'Amida-sama
à la fin de notre vie,
Devenant des Buddhas et aidant les autres embarcations, 
 grandes ou petites. 
(vincent)


Femmes et hommes de ce monde dont la foi dans le pouvoir salvateur du Vœu du bouddha Amida s'est éveillé se retrouvent alors infailliblement fixés dit aussi dans le groupe des fixés dans le vrai (jp.shôjôju, skt. samyaktvaniyatarâsi). Et puisqu'ainsi ils sont embrassés et jamais abandonné par le Buddha Vie-infinie ces êtres n'auront pas à s'inquiéter de perdre le bénéfice de la naissance en Terre Pure ni n'auront à produire des efforts pour y aller naître, ce qui correspond au 8e stade(bhûmi) des bodhisattvas dit le stade de non-régression ou stade de l'irréversible. 
Ils ne sont pas pour autant être libérés des passions aveuglantes mais cependant assurés d'atteindre l'extinction libératrice, la vrai réalité autrement dit le Nirvana.



                            "Réside dans le stade de nonrétrogression" :
                                    Quand une personne devient établie en ce stade,
                 lui ou elle devient celui ou celle qui atteindra  forcement 
le suprême grand Nirvana. 
                           Shinran (Notes sur l'appel simple et l'appel multiple)




Maître Shinran fera même la comparaison du fidèle du nembutsu avec le futur Buddha de notre monde :le Bodhisattva Maitreya (qui est l'un des interlocuteur du Buddha Shakyamuni dans le Sutra de vie-infinie). En effet tout comme Maitreya est un grand bodhisattvas (résidant actuellement dans le paradis Tusita) qui deviendra Buddha dans sa vie prochaine et bien pareillement, le fidèle du Nembutsu dont le cœur de foi (Shinjin) a été éveillé manifestera sa bouddhéité dans sa prochaine naissance (en Terre Pure).



Bouddha Maitreya, Bouddha Amitabha
Représentation du Buddha Maitreya, futur Bouddha de ce monde.



Ne nous y trompons pas ! être fixé dans le vrai ne veux pas dire devenir sur le coup des quelqu'un rempli de compassion ou alors devenir un sage ou un saint.. voire un buddha.
Stresser devant ses factures, piquer des colères ou ne pas avoir un moral dans les chaussure font partie de notre vie, tout comme le rire et les bonnes surprises, ni plus ni moins que tout le monde. Une femme ou homme de foi restant jusqu'au bout de notre vie un être ordinaire (jp bombu) et ne font pas parti d'une élite ni même des élus car.

Et la pratique...

si on peut parler de "pratique" dans notre tradition... 
Il n'y a à proprement parlé pas de pratique au sens littéral dans le Jôdo-shinshu vu que les mérites ne sont pas les nôtre que l'on aurait accumulé pour aller en terre pure mais sont les mérites du Buddha vie-infinie-sagesse-infinie. En effet "Tout est fait!". Les mots que les fidèles du Jôdoshinshû prononcent spontanément: Na-mo-A-mi-da-Butsu sont une expression de gratitude .




~   ~   ~


Je réalise profondément : Comme il est triste que moi, l'imbécile tondu Shinran, enivré dans l'immense océan des attachements et des désires et perdu dans la grande montagne de la réputation et du profit, ne se réjoui pas  d'avoir rejoint le groupe du stade des correctement fixés, ni ne se réjouir de la réalisation de la vrai illumination se rapprochant.
Quel honte, comme c'est déplorable !
Shinran (KGSS III:113)






dimanche 21 juillet 2013

Maître bouddhiste du XXème siècle.Citation


J'avais envie de partager une citation avec vous. Celle-ci est du révérend Zuiken sensei.
Je ne ferai pas de commentaires (pour l'instant du moins) , vous laissant ressentir ce petit poème et la réflexion qu'elle peut(ou non) susciter en vous.  



Dans la vie quotidienne, des désirs égoïstes surgissent et de la colère remplie mon esprit ;
Par ailleurs, je ne ressens pas de gratitude envers Amida; 
Amida me sauve comme je suis;
Comme je suis reconnaissant ! 




Et puisque nous y somme, voici un second poème, Bonne semaine à vous ! :



Kûya shônin - 空也上人(903-72) cliquez sur la photo.



Matin et soir, le Buddha Vivant, Namo Amida Butsu,                      entre dans mes oreilles et sort de ma bouche.




- Zuiken sensei

jeudi 8 novembre 2012

Shandao: Son rêve relaté par Maître Honen

Maître Honen recontrant Maître Shandao en rêves.



Si Maître Hônen(1133-1212) n'est pas le premier religieux japonais à se tourner vers l'enseignement de la Terre Pure, par ses écrit et plus tard par ses disciples il fut celui qui "démocratisa" l'enseignement de la Terre Pure du Buddha Amida. Enseignement laissé par le Buddha Shakyamuni au pic du Vautour en Inde.

Ce moine, qui jouissait d'une haute popularité à Kyôto,aussi bien parmi la noblesse que parmi les gens du peuple, rédigea en 1198 une œuvre pour le compte de son protecteur laic Kujo Kanezane (à la demande de ce dernier): le senchakû-shû hongan nembutsu-shû(le recueuil sur le nembutsu selectionné par le vœu primordial) ou Senchakû-shû. Ce fut l'occasion pour le vieux maitre non seulement d'exposer à nouveau la doctrine lui venant du Maître Shan-Tao(613-681) mais aussi d'exposer les fondement d'une école indépendante du nembutsu  et de réfuter, sûtras à l'appui, les critiques faites par les autres écoles bouddhiques à l'encontre de l'école exclusive de la récitation du nembutsu.

Affirmer sa singularité dans le paysage bouddhique nippon qui n'avais pas vu de changements institutionnels depuis des siècles était si original, que Hônen à la fin de son œuvre, fit une requête à kujo Kanezane en ces termes : 

"Je vous en supplie : Une fois que vous aurez daigné lire ce texte, cachez le derrière vos murs, sans le laisser à votre fenêtre, de crainte qu'il ne fasse tomber les calomniateurs de la Loi dans les mauvaises destinées!"

Ce texte fut ne fut transmis qu'a une partie restreinte de ses élèves. Six disciples sur les 190 plus proches du Maître.


Voici un court extrait que j'affectionne particulièrement tiré du Chapitre XVI du Senchakû-shû, traduitet annoté par jérôme Ducor dans Le Gué vers la Terre Pure

Notez bien: 
• 'Mida est la contraction de Amida, le Buddha Lumière infinie et Vie Infinie. Ce terme nous vient de maître Shandao.
• { En gras, ce sont les passages de maître Shan-Tao cité par Honen, le reste est de maître Honen}



•         •         •



 ... au moment d'organiser le texte du Sûtra des contemplations qu'il commentait, Shandao reçut des signes sacrés et il bénéficia des instructions d'un saint [apparu en rêves]. C'est après avoir reçu l'aide sacrée de ce saint qu'il conçut la division de ce Sûtra.Il présenta donc son ouvrage au monde comme un "commentaire certifié", et les gens l'estiment effectivement comme un Sutra du Buddha.
   En effet la conclusion de son commentaire dit:

   "Je m'adresse respectueusement à tous les amis-de-bien doués d'affinités!
   Je ne suis qu'un être ordinaire du cycle des naissances et des morts, affublé d'une sagesse déficiente et superficielle! Comme l'enseignement du Buddha est profond et subtil, je n'osais pas produire une interprétation différente [des autres commentateurs]. Finalement, j'exprimai mon sentiment en formant un vœu qui sollicitait une vérification sacrée, ce que je fis en disant proprement dans mon cœur :

    Namo! Je prends refuge dans l'ensemble des trois Joyaux qui remplissent entièrement l'espace du plan de la Loi, dans le Buddha Shakyamuni, dans le Buddha Amida, dans Avalokitesvara et Mahâstamaprapta, dans la foule de l'océan des bodhisattva de cette terre pure ainsi que dans toutes les caractéristiques de ses ornements!
Je voudrais maintenant extraire l'essence du sutra des contemplations pour rectifier les anciens et les modernes*. Si cela correspond au souhait de la grande compassions des buddha des trois temps [passé, présent, futur] , du Buddha Sakyamuni et du Buddha Amida, puissé-je obtenir de voir en rêves toutes les caractéristiques de ce domaine évoquées plus haut !

Ayant formulé ce vœu devant une image du Buddha, je fis encore le vœu d'appliquer mon cœur à réciter le Sûtra d'Amida trois fois par jour et de commémorer trente mille fois le Buddha Amida.
   Le soir même, toutes les caractéristiques de ce domaine se manifestèrent entièrement dans le ciel, en direction de l'ouest. Des montagnes de joyaux aux couleurs variées, par centaines de milliers! Des rayons de toutes espèces qui tombaient en brillant sur le sol, lui-même semblable à de l'or ! Au milieu se trouvaient des Buddha et des bodhisattva, les uns assis, les autres debout; certains parlaient, d'autres étaient silencieux; les unes exerçaient leur dextérité, et les autres restaient immobiles. A cette vue je demeurai debout les mains jointes en contemplation, assez longtemps, jusqu’à ce que je m'éveille. Une fois réveillé, je ne pus maîtriser ma joie et j'organisai aussitôt l'économie [du Sutra des contemplations]**
   Dans mes rêves des soirs suivants, il y avait toujours un religieux pour me transmettre la division de mon chapitre du Sens profond**; mais je ne le revis plus après avoir terminé ce chapitre.
   Plus tard, le livre achevé, j'appliquai derechef mon cœur en me fixant une semaine ou, chaque jour, je réciterais dix fois le sûtra d'Amida et commémorerais trente mille fois le Buddha Amida, je contemplerai les ornements de son royaume durant la première et la dernière veille. Je pris refuge d'un cœur sincère, de la même manière que précédemment.
   Le soir même, je vis trois meules qui tournaient toutes seules sur le bord d'une route. Soudain, il y eut un homme qui venait à moi monté sur un chameau blanc, et il m'exhorta:    " Maître, vos effort vous feront assurément naître en Terre Pure, mais ne reculez pas ! Notre Univers est souillé et mauvais, et les souffrances y sont nombreuses. Ne vous consolez pas dans les plaisirs du désir !" - Je répondis: " Je reçois entièrement ce conseil d'un sage au bon cœur. Jusqu'à la fin de ma vie, je ne me risquerai pas à produire de pensées d'indolence !"
   Le deuxième soir , je vis le corps du Buddha Amida : de la couleur de l'or véritable, il était assis sur un lotus d'or, sous un arbre fait de sept joyaux. Dix religieux l'entouraient, assis chacun sous un arbre de joyaux. Au-dessus de l'arbre du Buddha se trouvait suspendu un vêtement céleste enroulé. Face à l'ouest, je contemplai tout cela assis, les mains jointes.
   Le troisième soir, je vis  deux mats à bannières, qui paraissaient très hauts, avec des bannières de cinq couleurs. Des voies partaient dans toutes les directions et je n'y percevais aucun obstacle.
   Ayant ainsi obtenu de voir tous ces signes, je m'arrêtai sans achever la semaine [de pratique que j'avais initialement prévue].
   J'avais fais le vœu de voir ces signes sacrés pour le profit des êtres, et non pour moi-même.Ayant bel et bien obtenu des les voir, je n'oserais pas les cacher: je les relate donc ici respectueusement à la suite de mon commentaire, pour qu'ils soient entendus des générations futures. Que cette relation fasse naître la foi chez les êtres animés qui l'auront entendue ! Qu'elle fasse se tourner vers la Terre Pure de l'Ouest les êtres conscients qui l'auront lue !
   Ces mérites, je les dirige vers les êtres pour leur offrir ! Que tous produisent la pensée de l'éveil et deviennent de véritables amis-de-bien apparentés par la bodhi, se faisant face avec compassion et se regardant avec l'œil du Buddha! Qu'ils se tournent pareillement vers le royaume de Pureté et réalisent ensemble l'éveil de Buddha !
   Ce commentaire ayant bel et bien été certifié par l'attestation que j'avais demandée, pas une seule phrase, pas un seul mot ne doit y être ajouté ou en être retranché ! Que celui qui veut le copier le fasse entièrement comme d'un Sûtra ! Cela doit être su ! [T.37 1753, k.4, p.278bc]

A y réfléchir sereinement, ce Commentaire du Sutra des contemplations de Shandao est la boussole indiquant la Terre Pure de l'Ouest, les yeux et les jambes du pratiquant ! Par conséquent celui qui s'engage sur le parcours de l'Ouest doit absolument le respecter ! Qu'il considère notamment ce religieux qui transmettait à Shandao le chapitre du Sens profond, chaque soir dans ses rêves. Ce religieux était vraisemblablement la manifestation d'un corps d'adaptation de 'Mida : on peut donc dire que ce Commentaire est un exposé transmis par 'Mida.
   Bien plus, la tradition des grands Tang [i.e de la Chine]  affirme que Shandao était un corps de transformation de 'Mida : On peut donc dire que ce texte est un exposé direct de 'Mida. D'ailleurs Shandao dit lui-même : "Que celui qui veut le copier le fasse entièrement comme d'un Sûtra !" Comme ces paroles sont vraies !

Si nous nous redressons respectueusement pour examiner sa nature originelle, il est [Amida,] le souverain de la Loi des quarante-huit vœux : selon l'appel de celui qui a parfaitement réalisé l'éveil voilà plus de dix périodes cosmiques, il y a de quoi nous confier au nembutsu.
   Si nous nous penchons humblement pour nous interroger sur sa manifestation , il est [Shandao,] le guide de la pratique exclusive du nembutsu : selon les paroles de celui qui a reçu le samâdhi il ne fait pas de doute que nous irons naître dans la Terre Pure. Bien que la nature originelle et la manifestation diffèrent , leur enseignement ne fait qu'un.




p.201-205 de 'Le Gué vers la Terre Pure - Senchaku-shû'

Traduit et annoté par Rev. Jérôme Ducor aux éditions Fayard.

Ici Maitre Honen cite Maitre Shandao qui relate un rêve dans sa conclusion de son Commentaire du Sutra des contemplations.



En espérant que cela ne posera pas de problèmes à Jérôme Ducor.


_________________________

Notes de Jérôme Ducor : 


* Les commentateurs du sutra des contemplations refutés par Shandao dans son Commentaire comme Jingying Huiyuan, etc.


** Le traitement de l'économie de ce sutra par Shandao constitue l'un de ses apports les plus originaux: il lui permet de montrer que les contemplations ne sont que des moyens habiles et que le sens profond du Sûtra porte sur la pratique exclusive du nembtsu jaculatoire (cf. Ducor, Shandao et Hônen p.131-132)


*** le Sens profond est le titre du premier des quatre chapitres du Commentaire de Shandao, ou il dresse le plan de son ouvrage ainsi que les grandes lignes de son interprétation. Compte tenu de son importance, ce chapitre circula en Chine comme un texte indépendant.Les trois autres chapitres forment un commentaire suivi du texte du Sutra des contemplations.

 
Namo 'Mida Samyaksambuddhaya !