samedi 21 avril 2018

Règle de la branche Honganji du Jôdo-Shinshû




Voici la reproduction du pdf du même titre traduit et annoté par le révérend jérome Ducor.
J'y ai juste rajouté ici quelques photos. Bonne lecture ! 



Règle de la branche Honganji du Jôdo-Shinshû1
Jôdo-Shinshû Honganji-ha Shûsei

淨土眞宗本願寺派宗制




Table
    Chapitre I: La doctrine (
kyôgi 教義)
    Chapitre II: Le Vénéré principal (
honzon 本尊)
    Chapitre III: Les Saintes Écritures (
shôgyô 聖教)
    Chapitre IV: La coutume de l'École (
shûfû 宗風)





[Préambule]






[a. Fondation doctrinale]

     Le Fondateur de l'École (shûso 宗祖), Sa Sainteté Shinran le Grand Maître

Kenshin2, en composant l'Anthologie exposant l'enseignement, la pratique et
la réalisation véritables de la Terre Pure, recueillit les commentaires des
Sept Religieux Éminents (shichi kôsô 七高僧) - Nagârjuna, Vasubandhu,
Tanluan, Daochuo, Shandao, Genshin et Genkû - et il révéla le sens originel
du Sûtra de Vie-Infinie prêché par le Buddha: il mit en lumière que la doctrine véritable,
c'est la foi pour vraie cause (shinjin shôin 信心正因) et la prononciation du nom 
comme expression de reconnaissance (shômyô hôon稱名報恩). Telle est 
la fondation doctrinale (rikkyô kaishû 立教開宗de 
l'École véritable de la Terre Pure (Jôdo-Shinshû 淨土眞宗).




[b. Le temple principal et ses origines]

     Après l'extinction de Sa Sainteté, Kakushin, sa fille cadette, et Nyoshin,
petit-fils de Sa Sainteté3, en concertation avec les disciples posthumes de Sa
Sainteté dispersés dans toutes les directions, établirent en la 9e année de l'ère
Bun'ei [1272] une chapelle aux côtés du tombeau de Sa Sainteté, à
Higashiyama-Ôtani, et ils y installèrent l'image de Sa Sainteté.
Telle est l'origine du Honganji 本願寺 («Temple du vœu primordial»).

Dès lors, le Honganji devint le centre de l'adhésion des adeptes des
provinces, jusqu'à en être respecté comme le temple principal (honzan 本山)
de l'École.



[c. La transmission]

     La transmission du flambeau (dentô 傳燈) de cette École s'est faite par
succession continue, à partir de la lignée par le sang de Sa Sainteté le
Fondateur, avec Nyoshin comme deuxième génération.
Pour diverses raisons, le Honganji déménagea ensuite en plusieurs
endroits du Kinki et du Hokuriku; mais, en la 19e année de l'ère Tenshô
[1591], Toyotomi Hideyoshi offrit le terrain de Rokujô à Kyôto, et le temple
y fut définitivement établi dans sa situation actuelle.




Chapitre I. La doctrine


L'essentiel de la doctrine du Jôdo-Shinshû consiste en quatre éléments
(
shihô 四法): l'enseignement (kyô ), la pratique (gyô ), la foi (shin ) et
la réalisation (
shô ), qui sont exposés dans l'Anthologie exposant
l'enseignement, la pratique et la réalisation véritables de la Terre Pure
.
L'
enseignement, c'est le Sûtra de Vie-Infinie prêché par le Buddha

la pratique, c'est «Namo Amida Butsu» 南無阿彌陀佛;
la foi, c'est le cœur de foi (shinjin 信心); la réalisation, c'est l'extinction
libératrice (
metsudo 滅度): à partir de la foi née de l'audition du nom (myôgô名號

«Namo Amida Butsu» exposé dans le Sûtra de Vie-Infinie prêché par le
Buddha
, qui constitue l'enseignement véritable, on réalise le fruit de buddha
qu'est l'extinction libératrice en allant naître (
ôjô 往生) dans la Terre Pure
(
jôdo 淨土).
Comme la foi intègre le nom doté du vœu et de la pratique (
gan-gyô 願行), la
vraie cause de la naissance dans la Terre Pure est parfaite par cette foi seule.
Là-dessus succède seulement le
nembutsu qui ne fait que commémorer
l'immense bienveillance du Buddha. Voilà ce qui est appelé
la foi pour vraie
cause
et la prononciation du nom comme expression de reconnaissance.
Tel est l’enseignement véritable qu'expose la doctrine en quatre éléments.
Parce que ces quatre éléments constituent la phase où les êtres vont naître
dans la Terre Pure, ils sont appelés
phase de l'aller (ôsô 往相). Puisqu'en
naissant dans la Terre Pure les êtres accomplissent le fruit de buddha (
bukka佛果), 

la grande compassion surgit par le fait même, et ils retournent dans le
monde des naissances et des morts pour délivrer ceux qui en ont les affinités;
cela est appelé
phase du retour (gensô 還相).

Cette phase de l'aller et cette phase du retour sont toutes deux les bienfaits
transférés par le pouvoir du Buddha (butsuriki ekô 佛力 廻向): c'est le
secours du Pouvoir Autre (
tariki 他力).
Au premier instant (
ichinen 一念) où ils l'entendent avec foi (monshin
), les êtres intègrent [les mérites du] nom (myôgô 名號) et ils sont
embrassés par la lumière (
kômyô 光明) [du Buddha]. En cette vie-ci, ils
demeurent dans le groupe des fixés dans le vrai (
shôjô-ju 正定聚): prudents
en paroles et en action, ils observent l'éthique; et dans la vie prochaine, ils
réalisent le fruit de buddha.
Telle est la grande voie du Véhicule Unique du Buddha permettant que
tous les êtres se détournent de l'illusion et réalisent l'éveil.






Namo Amida Butsu
calligraphié par Rennyo Shônin (8eme patriarche
de la Branche Honganji de la Jodoshinshu)


Chapitre II. Le Vénéré principal




Le Vénéré principal du Jôdo-Shinshû est un seul buddha: le Tathâgata
Amida (
Amida Nyorai 阿彌陀如来)4.
Pour rendre hommage à la bienveillance de ceux qui ont diffusé
l'enseignement, on installe les images du Prince impérial Shôtoku
5

des Sept Religieux Éminents, du Fondateur et des Patriarches successifs.




Statue d'origine japonaise (du XIIIème siè. si ma mémoire esst bonne)
 représentant le Buddha Amida.
Les mains en sesshu fusha in sceau de l'embrassement indefectible.
Photo prise dans la salle du panthéon bouddhique du
Musée Guimet à Paris.




Chapitre III. Les Saintes Écritures


Les Saintes Écritures de référence principale (shôe no shôgyô 正依の聖教)
du Jôdo-Shinshû sont les suivantes:

     1. Le
Sûtra de la Trilogie de la Terre Pure(Jôdo-sambukyô 淨土三部經) :


Sûtra de Vie-Infinie prêché par le Buddha (chin. Foshuo Wuliangshou-jing,
jap.
Bussetsu Muryôju-kyô 佛 説 無 量 壽 經 ), traduction de
Sa
Õghavarman-le-Sogdien [aussi dit “Grand Sûtra” (Daikyô 大經)];


Sûtra des Contemplations de Vie-Infinie prêché par le Buddha (Foshuo
Guan-Wuliangshou-jing
, Bussetsu Kan-Muryôju-kyô 佛 説 觀 無 量 壽 經 ), 

traduction de Kâlayaóas [aussi dit “Sûtra des contemplations” (Kangyô
)];

Sûtra d'Amida prêché par le Buddha (Foshuo Amituo-jing, Bussetsu
Amida-kyô
佛説阿彌陀經), traduction de Kumârajîva [aussi dit “Petit Sûtra
(
Shôkyô 小經)].


     2. Les traités et commentaires des Sept Religieux Éminents 
6

Nagârjuna: Traité sur l'analyse des dix terres (Shizhu-piposha-lun,Jûjû-bibasha-ron 十住毘婆沙論), traduction de Kumârajîva;

Vasubandhu:
Traité sur la Terre Pure (Jingtu-lun, Jôdo-ron 淨 土 論 ),
traduction de Bodhiruci;

Tanluan:
Commentaire au «Traité sur la naissance dans la Terre Pure» [de
Vasubandhu] (
Wangsheng-lunzhu, Ôjô-ronchû 往生論註);

Tanluan:
Poème louant le Buddha Amida (Zan Amituo Fo jie, San Amida
Butsu ge
讃阿彌陀佛偈);

Daochuo:
Recueil de Bonheur Paisible (Anle-ji, Anraku-shû 安樂集);

Shandao:
Commentaire au «Sûtra des Contemplations» (Guanjing-shu,Kangyô-sho 觀經疏);

Shandao:
Hymnes de liturgie (Fashi-zan, Hôji-san 法事讃);

Shandao:
Méthode de contemplation (Guannien-famen, Kannen-bômon 觀念
法門
);

Shandao:
Hymnes de vénération de la naissance dans la Terre Pure(Wangsheng-lizan, Ôjô-raisan 往生禮讃);

Shandao:
Hymnes du face-à-face (Banzhou-zan, Hanju-san 般舟讃);

Genshin:
Somme de la naissance dans la Terre Pure (Ôjô-yôshû 往生要集); 
 
Genkû: Recueil sur la sélection (Senjaku-shû 選擇集)7.

     3. Les œuvres du Fondateur


Anthologie exposant l'enseignement, la pratique et la réalisation véritables
de la Terre Pure
(Ken Jôdo shinjitsu kyôgyôshô monrui顯淨土教行證文類)
[abr.
Kyôgyôshinshô 教行信證];


Notes anthologiques de la Terre Pure (Jôdo monrui jushô 淨土文類聚鈔);


Notes de Tondu-l’imbécile (Gutoku-shô 愚禿鈔);


Poème des deux portes d'entrée et de sortie (Nyû-shutsu nimon ge入出二門
);


Hymnes de la Terre Pure (Jôdo Wasan 淨土和讃);


Hymnes des Religieux Éminents (Kôsô Wasan 高僧和讃);


Hymnes de la Loi correcte, copiée et décadente (Shôzômatsu Wasan 正像末
和讃
);


Anthologie sur la naissance dans la Terre Pure selon les Trois Sûtra (Sangyô
ôjô monrui
三經往生文類);


Dédicaces des vénérables noms et portraits authentiques (Songô shinzô
meimon
尊號眞像銘文);


Passages attestant le nembutsu unique et le nembutsu multiple(Ichinen-tannen shômon 一念多念證文);


Sens des citations des «Notes sur la foi seule» (Yuishinshô mon'i 唯信鈔文
);


Lettres, autres ouvrages et documents.


Le
Recueil des Lettres (Gobun-shô 御文章) [de Rennyo], les autres
œuvres des patriarches successifs
8 ainsi que les Saintes Écritures vénérées par  

le Fondateur et les patriarches successifs9 sont assimilées aux œuvres du
Fondateur.



Grand Sukhâvatî-vyûha-sûtra
ms. népalais "Kôjukai C" (Univ. Ryukoku)
Source : www.Pitaka.ch




Chapitre IV: La coutume de l'École


    Cette École (shûmon 宗門) est une confrérie religieuse (dôbô kyôdan 同明
教団
) de gens qui demeurent dans la foi dont la saveur est unique. Les gens
qui composent cette École diffèrent chacun dans leurs fonctions comme
clercs (
sôryô 僧侶) ou comme adeptes (monto 門徒), mais ils ont en commun
la même foi qui se délecte de la saveur de la Loi et la même pratique de
reconnaissance envers le Buddha.
Les temples (
jiin 寺院) sont des lieux de la voie (dôjô 道場) pour la
pratique personnelle (
jigyô 自行) et l'édification d'autrui (keta 化他). C'est
pourquoi, les clercs s'appliquent exclusivement à la réalisation et à
l'amélioration de cette fonction, tandis que les adeptes ont toujours plus à
cœur leur maintien et leur développement, les uns et les autres devant
s'appliquer avec diligence à la diffusion de la Loi correcte.
Les gens de cette École se doivent de construire une vie authentique pour
le monde et pour les hommes, en se fondant constamment sur la cordialité de
la reconnaissance et de la gratitude, en se conduisant avec humanité, et en
observant la loi séculière.
Ayant d'ores et déjà rencontré la Loi correcte, et leur foi étant dans le vœu
du Buddha, les gens de cette École discernent profondément le principe de la
causalité et ne cherchent pas le bonheur en ce monde au moyen d'incantations
ou de prières.




le Nishi Honganji : Temple du Voeu Primordial.
Temple mère de la Jôdo Shinshu Honganji-ha
(la plus grande branche de cette école numériquement parlant ).

































___________________

1 Traduction provisoire par Jérôme Ducor sur le texte du Recueil des règlements
fondamentaux de l'École
(Shûmon kihon hôki shû) publié par le Jôdo-Shinshû Honganji-ha
en 2001. Promulguée le 11 septembre 1946, cette
Règle est entrée en vigueur le 1er avril 1947.


2 Ou «Grand Maître qui voit la vérité» (Kenshin Daishi見眞大師): titre posthume
octroyé à Shinran par l'empereur Meiji en 1876.


3 Kakushin-ni覚 信 尼 (1224-1283 env.) était la tante paternelle de Nyoshin 如 信(1235-1300).


4Le Vénéré principal est la représentation du Buddha placée au centre du sanctuaire des
temples, tandis que les images des maîtres sont installées sur les autels latéraux et dans les
bas-côtés.


5 Shôtoku Taishi聖徳太子 (574-622) est considéré comme le patron du bouddhisme
japonais, et Shinran lui témoigne d'une dévotion toute particulière dans ses écrits.


6 Les Indiens Nâgârjuna (IIe s.) et Vasubandhu (IVe s.), les Chinois Tanluan 曇鸞(476-542), Daochuo 道綽 (562-645) et Shandao 善導 (613-681), les Japonais Genshin 源信(942-1017) et Hônen 法然 (ou Genkû 源空, 1133-1212).

7 Titre complet: Recueil sur le nembutsu sélectionné par le vœu primordial (Senjaku
hongan nembutsu shû
選擇本願念佛集).


8 Liste des œuvres des successeurs de Shinran sur l'Internet: www.pitaka.ch/canon4.htm.


9 C'est-à-dire: les sûtra et les œuvres des maîtres qui, sans figurer parmi les Écritures de
référence principale énumérées ci-dessus, ont été cités dans les œuvres de Shinran et de ses
successeurs.



 

mardi 16 janvier 2018

Hôonko - 16 Janvier 2018

Pour commémorer la naissance en Terre Pure de Shinran Shônin (un jour anniversaire tous les 16 janvier) je vous laisse juste une vidéo Youtube.





Il s'agit d'un poème conçu par Maitre Shinran du nom de Shoshinge et les six premiers wasans chantés au temple mère de la Jôdo shinshû Honganji-ha en 2013. Cérémonie dirigée par le Monshu ou Patrirache (descendant de Shinran Shônin) de l'époque Son Eminence Sokunyo. En 2014 il s'est retiré pour laisser la place à son fils Son Eminence Sennyo à la tête de ce qui est la plus grande branche Jôdoshinhu.




Et si vous ne l'aviez pas encore vu : La vie de Maitre Shinran en animé (Version Originale Sous-Titrée en Français)









Namo Amida Butsu


lundi 1 janvier 2018

LES SOURCES DE LA SUKHAVATI par jérôme Ducor (PDF)

Voici un texte de qualité que je souhaitais relayer - pour celles et ceux ne le connaissant pas encore.

LES SOURCES DE LA SUKHAVATI,
AUTOUR D’UNE ÉTUDE RÉCENTE DE G. FUSSMAN
de jérôme Ducor
Publié dans Journal of the International Association of Buddhist Studies
Volume 27 Number 2 2004

Ci-dessous l'introduction du texte puis plus bas, le texte entier en format PDF.


" Le quart de siècle écoulé a vu un renouvellement important de l’étude des
sources indiennes relatives à la Bienheureuse (Sukhavati), ce champ de
buddha (buddhaksetra) du Buddha Amitabha/Amitayus, dont le culte se
développera ultérieurement dans la tradition sino-japonaise de la Terre Pure.
Ce renouveau est d’autant plus significatif que le sujet a longtemps été
considéré comme relevant d’un bouddhisme de seconde zone par les indianistes
occidentaux. Certes, on n’en est plus aux invectives de F.M. Müller
mais le temps n’est pas loin où André Bareau pouvait encore écrire à propos
du culte d’Amitabha: “À une religion construite pour des surhommes,
héros doublés d’ascètes et de penseurs, se substitue une religion destinée
à la masse des gens dépourvus d’énergie, de moralité et d’intelligence”.

Cependant, ce regain d’intérêt témoigne aussi de la difficulté pour bien des
spécialistes à maîtriser des sources aussi diverses que l’épigraphie
et la littérature canonique indiennes, les traductions chinoises avec leurs repè-
res chronologiques ou les études de leurs collègues orientaux. En témoigne,
notamment, le long article publié par Gérard Fussman sur “La place des
Sukhavati-vyuha dans le bouddhisme indien” (JA 1999). Celui-ci soulève
plusieurs points litigieux, tant sur les sources que sur leur interprétation, et
on trouvera ici quelques observations à leur sujet. Sans prétendre à l’exhaustivité,
elles rassemblent des informations souvent difficiles d’accès. "



Piedestal d'une statue d'Amitabaha trouvée à Govind Nagar et conservé au Musée de Mathura, Inde.
Datée de 104 ap. JC.






Si vous souhaitez télécharger ce pdf, veuillez cliquer ici.


Pour finir laissez moi vous souhaite une très très belle année,à vous et à vos proches.
Prenez bien soin de vous.
et n'oubliez pas: celui qui boit ne conduit pas !


vincent

p.s : J'essayerai de poursuivre la reprise de mon blog cette année.


samedi 2 décembre 2017

La cérémonie du Shōshinge ou poème de la Foi Véritable de Maître Shinran(1173-1263)




    Le 正信念仏偈 Shōshin nembutsu ge , poème du nembutsu de la foi véritable, ou en abrégé le Shōshinge clos le deuxième chapitre (Gyo ou Pratique) du magnum Opus de Maître Shinran : son KyōgyōshinshōCe poème est composé de cent-vingts lignes, chacune composée de sept caractères chinois. 


Ce texte possède une position centrale dans notre école jusqu'à être récité quotidiennement dans la liturgie quotidienne des temples de notre école. Il "exprime la véritable signification des enseignement fondamentaux de notre école basé sur les enseignements des sept maîtres des trois pays." dira Rennyo Shônin (1415-1499) le 8ème patriarche dans son commentaire sur le Shoshinge.

Voici (en anglais désolé) les instructions pour le chant du Shōshinge (PDF) durant la cérémonie quotidienne dans la Jôdo shinshu Honganji-ha. C'est un Extrait comme tous les documents scannés dans ci-après, dJodo Shinshu Service Book dans sa seconde édition (2015) publié par le Honganji International Center - appartenant à la Jôdo shinshu Honganji-ha (Kyoto).  

    Me disant qu'il ne fallait pas m'arrêter en si bon chemin j'ai inclus notre poème et les textes le suivant dans la liturgie au sein du déroulement de la cérémonie quotidienne. 
Pour se faire j'ai traduit en français le Guide to Jodo Shinshu Teachings and Practices qui est lui-même une traduction et adaptation du Renken Tokuhon Study Group Text for Followers of Shinran Shonin, pour les temples Jodo Shinhu en Amérique du Nord.
Remercions le temple de Calgary pour nous avoir fait bénéficier de ce guide. 

Voici ma traduction - où y figure quelques textes en lien (dont le fameux Poème de la Foi Véritable) :

P.S :  Je tiens à préciser que j'ai mis ici le déroulement de la cérémonie du Shôshinge pour vous aider, si vous êtes chez vous je vous encourage à faire comme vous le sentez !! : )  (Si vous "pratiquez" en groupe il me semble logique de suivre la cérémonie acceptée par ce groupe)


*   *   *




Conduite pour le service quotidien



C’est vraiment important pour les fidèles Jodo Shinshû de conduire un cérémonie en face d’un Butsududan (autel bouddhique) chaque matin et chaque soir. Pour cette cérémonie quotidienne, Rennyo shonin à choisi l’ordre de la cérémonie comme suit :
• 
Shōshinge
• six nembutsu  |  
• six wasan        > ici
• eko                |
Cette cérémonie a été conduite journalièrement pendant plus de 500 ans avec très peu de changement dans l’ordre de la cérémonie.


Préparation de la cérémonie

• Vérifiez que vous vous êtes lavé et habillé de façon appropriée
• Placez votre nenju sur votre poignet (gauche)
• Ouvrez le Butsudan and inclinez-vous légèrement
• Mettez de l’eau fraîche dans le vase à fleur
• Allumez les bougies
• Placez le bâton d’encens dans le porte encens (dans la Jodoshinhu, le bâton d’encens n’est pas placé tout droit dans le porte encens)
• Faire l’offrande du riz
• Placez le rin (cloche) en face de l’autel à droit.


Début de la cérémonie

• Gassho et inclinaison
• Mettre le maillet hors du rin et le frapper sur la cloche dans un mouvement vers le haut
• Placez le maillet sur le coté
• Commencez à chanter le Shoshinge.




Chanter le Shōshinge

• Durant les services ordinaires, le Shoshinge est chanté dans le style Sôfu et durant les commémorations et autres services important , il est chanté dans le style Gyôfu.
• Généralement, le Shoshinge devrait être chanté de mémoire (mais vous remarquerez cependant sur la vidéo ci-dessous que tous que les religieux.se.s le chante livre ouvert).



                                                                                           Cérémonie du Shôshinge -Sôfu (+ les Nembutsu, wasan et eko) 
                                                                                                                 au Nishi Hongan-ji (le temple-mère de l'une des dix branches de la Jôdo 
                                                                                                                      Shinshû) à l'occasion de la commémoration annuelle de Shinran Shônin
                                                                                                                le 16 janvier.

Après le
 Shōshinge

• Frappez la cloche une fois
• Répétez le nembutsu – sur le 3ème nembutsu, le chef de cérémonie prend le livre à wasan et le porte au front avant de l’ouvrir
• eko
- après que la seconde ligne de l’eko soit chantée (byo do issai), le chef ferme le livre à wasans et de nouveau le porte au front avant de le placer de coté.
- Sonnez la cloche trois fois durant les derniers mots de l’eko (an rakkoku)
• Placez le maillet sur le coté de l’autel
• Gassho et inclinaison
• Placez le maillet dans la cloche
• Prendre l’épître* du gobunsho, l’ouvrir et la porter ouvert au front
Lire l’épitre 
• Porter l’ épître du au front, tout en répétant « avec révérence » et la fermer tout en répétant « je reste ».



Après la cérémonie

• Retirez le riz de l’autel
• Eteindre les bougies
• Placer le rin dans l’autel
• Fermer les portes du butsudan
• S’incliner légèrement.


~   ~   ~


Ici le texte en Français traduit par le Révérend Jérôme Ducor




Veuillez excusez la qualité des scans', j'ai essayé de faire au mieux tout en essayant d'éviter d'abimer le livret (qui m'a été offert). 


Gasshô



vincent


_____


* Je n'ai pas l'habitude de lire les Lettres de Maitre Rennyo en cérémonie, mais un révérend de Echigo, celui m'ayant offert le Jodo Shinshu Service book m'a dit que "Buddhism is Fun" et qu'il fallait choisir la leetre que l'on voulait. Il a rajouté que le Monshu - Révérend en chef en lisant une nouvelle chaque matin au Honganji (Temple mère)


mardi 7 novembre 2017

Prose Nembutsu 2017, Jikidō



































                           Nuit sans lune, 

                  Dans un brouillard glacé 
            
                  Rue sans âmes;      
                             
                  Un Nembutsu* chuchoté

                  Me rappelle qu'a mes cotés

                  Marche le Buddha 'Lumières sans entraves'.


































                  « Namo Amida Butsu »,*

                  La chant d’Amour de ma mère.


                  « Namo Amida Butsu »,

                  Au sein de ce désert où je me suis perdu.














                                   
























                  Namo Amida Butsu est la Foi Sereine (Skt. Prasāda).

                  En dehors de cette Grande Foi, 

                  Namo Amida Butsu n’existe pas. **















                                    


























                  Quand le Buddha Amida te parlera

                  La véritable Foi éclora

                  Et son parfum, "Namo Amida Butsu"

                  Se rependra de lui-même.















                                     

































































                  Je pourrais dire 

                  Que « Namo Amida Butsu » est ma pratique

                  Si le Buddha ne me l’avait pas donné.








































                  Quand la Foi véritable est éveillé en toi

                  Par le Buddha Amida,

                  Ce n'est rien de moins que la la prédiction

                  De ton Parfait éveil. 

                  Sur tes lèvres, quoi d'autre pourrais naître

                  Que son Nom ?

                  "Merci Buddha Amida !" "Namo Amida Butsu !".















                                     
























                  Quand le Buddha Amida te dit :

                  "Tu es sauvé"

                  Son Nom surgit en toi,

                  Spontanément.














                                     

























                  "Namo Amida Butsu" :

                  Nulle pratique,

                  A part celle d'Amida.








































































                  Amida donne


                  La clef et la serrure

                  Pour le Nirvana.


                  Amida Donne 

                  La Pratique et la Foi

                  Pour le Nirvana.







































                  Namo Amida Butsu :

                  Bien plus que trois mots ;

                  Le Son du Cœur d'Amida.


                                     





































                  Je regarde un oiseau planer sur place.
                  En moins d'une respiration 
                  Un vent favorable l'avait emmené loin d'ici,
                  Sans qu'un seul battement d’aile n'ait été donné.
                  « Ah ! Le 18ème du Buddha (Amida) ! »




                                     





































                  L'appel de ta mère :

                  "Namo Amida Butsu",

                  Comment ne pas lui sourire ?













































Par vincent Jikidō F.(2017)

                                     

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* Namo Amida Butsu (qui est le Nembutsu ou Buddhamnèse, commémoration du Buddha): Litt. : «Révérence au Bouddha Amida.». Dans notre tradition, celle de M.Shan-Tao et de M. Shinran Je prends refuge (Namo) dans le Buddha Amida (Amida Butsu)

** : Je veux dire par là que Le "Namo Amida Butsu" qui nait xhez le pratiuant ne provient que de Shingyo (Foi Sereine) ou Shinjin (Coeur de Foi) la Foi conféré par le Pouvoir du Voeu du Buddha Amida dit Pouvoir Autre.