vendredi 7 mars 2014

pensées

Malgré les vents violents de mes désirs
Et la fragilité de ce corps
Je réside au creux de sa main,
Ses sept doigts fleurissants tour à tour
Me rappellent sa présence et son indéfectible bonté :
Na-mo-A-mi-da Bu-tsu


















































Mon envie de revenir au mots sacrés
Et ne jamais se sentir rassasié
Par ses lettres étonnement fraîches
Est je vous l'assure
Le travail mystérieux du Buddha
















































Quand le soleil fait s'épanouir
Les bourgeons des arbres,
Il ne choisi pas de faire fleurir les premiers
Au détriment des seconds.
De même,
Ceux qui ont reçu la foi de 'Mida
Ne sont point des "élus"
Bien qu'ils réaliseront sous peu leur bouddhéité.
















































Comme un enfant découvrant la pluie pour la première fois
Ma joie est immense
et je pousse un cri de joie :
Merci Amida ! Namo Amida Butsu !
Ah ! Le premier instant de foi.



















































Mais par l'aspiration à la naissance en Sukhavati
Nous naîtrons doté de la Bonté et de la Sagesse Pure
Et pourront en faire profiter les êtres
En accord avec leur souhait.
















































Quelques arbres, dans la brume..
Pourquoi paraissent-ils si peu distinct
D'autres arbres, dans la brume..
Tu le sais ne sont pas visibles,
De même le Buddha Amida existe
Même si tu ne le vois pas.



















































vincent

jeudi 16 janvier 2014

Quelques mots en ce 16 Janvier. (poèmes)


Voilà quelques petits mots qui me sont venu ces derniers jours.
Il n'ont pas grand intérêt mais je voulais cependant les partager avec vous.
Ce ne sont pas du tout des haiku, dont mes syllabes ne partage que la brièveté.











J'allume une bougie,
Mon cœur s'éclaire,
Mon autel.










Je lustre le bougeoir,
Cire le bois,
Perce mes bougies;
Même si mon cœur n'est pas nettoyé
Le Shônin* me sourit. 











Une lueur dans mon autel,
Notre intimité
A la vue de tous.











  16 Janvier 2014


- - -


* ici, Shinran shônin.



dimanche 12 janvier 2014

13 Janvier : Commémoration de ZUIKEN sensei



En ce jour(13 janvier) de la commémoration de zuiken Inagaki, je me suis permis de traduire en français (de l'anglais) quelques poèmes tiré de Horai Dharma Pada.

Gasshô



Bonbu, les personnes ordinaires, sont des êtres
Qui créent constamment des tempêtes d’avidité et de colère
A travers l’attachement personnel, l’amour-propre, et l’orgueil.






C’est à travers l’Inconcevable Vœu, que moi, qui ne peut être
Sauvé par quelque moyen que ce soit, est sauvé.
C’est cela que « non sens est le vrai sens » signifie (Tannisho 1).






Ayant rencontré le Pouvoir du Vœu Primordial2,
L’ignorant aussi bien que le sage
Perd sa base existentiel.





Namo Amida Butsu 
est le nom du mérite et de la Vertu
En qui son propre bienfait et le bienfait pour tous les êtres est réalisé ;
C’est la notion toute complète
Embrassant la totalité de l’enseignement de la Terre Pure.





Dans cette vie d’impermanence dans ce monde de la maison en feu
N’importe quoi peut se passer à n’importe qu’elle moment ;
Vivons chaque jour à venir avec une humble repentance.





Ne vous inquiétez pas, ne vous inquiétez pas !
La mère de Grande Compassion vous attend.




zuiken Inagaki sensei (with the courtesy of Hisao Inagaki sensei)


______________

1 Le Tannishô ou Notes déplorant les divergences est un fascicule écrit par un disciple de Maitre Shinran, ,probablement Yuien-bo, et qui reprend les mots du Maitre notamment pour recadrer les divergences qui apparaissaient après sa mort.

2 "Si je deviens bouddha et que les êtres des directions qui, d'un coeur sincère et d'une foi réjouie, désirent naître en mon royaume, ne serait-ce qu'en dix commémorations, n'y naissaient pas, je ne prendrais pas le parfait éveil. Exception faite seulement de [ceux qui commettraient les cinq perversions et la calomnie de la loi correcte."
A noter que les maitres de la terre pure de la lignée de Shan-tao ont  vu dans l'exception comme un avertissement, pour que les êtres n'en viennent pas à commettre le pire.Cependant même ceux ayant accompli les cinq perversions et la calomnie de la loi seront sauvés par le vœu du Buddha.










samedi 11 janvier 2014

La relation entre le nom et le vœu, par le révérend ryosetsu Fujiwara

Après : Notions préliminaires
 et  le Bouddha Amida 
puis la fonction du nom 
voici la suite de 'Un modèle de la foi du Jôdo Shinshû' par le révérend Fujiwara ryosetsu



IV. La relation entre le nom et le vœu 




1.  La  compassion  d'Amida  et  sa  méthode  de  délivrance  sont 
souvent  expliquées  à  travers  son  vœu.  Quel  est  donc le  vœu 
d'Amida ?
- Le « vœu », ou plus exactement le « vœu primordial », traduit le 
sanscrit  pūrva-praṇidhāna,  et  le  sino-japonais  hongan. 
D'une manière générale, tous les bodhisattva produisent des vœux
et  les  amènent  à  perfection  à  travers  leur  pratique sincère  et 
difficile, afin de délivrer les êtres souffrants etde leur permettre de 
gagner, eux aussi, l'état de buddha. 

2. Tous ces vœux sont-ils semblables ?
- Il y a deux sortes de vœux : les vœux généraux (sōgan) et 
les vœux particuliers (betsugan). 

3. Quels sont ces vœux généraux ?
-  Les  vœux  généraux  sont  ainsi  nommés  parce  qu'ils  sont 
fondamentaux  et  communs  à  tous  les  bodhisattva.  Plus 
concrètement,  ils  sont  connus  sous  le  nom  des  Quatre  vœux 
universels29 

4. Quels sont les vœux particuliers d'Amida ?
- Selon le Grand Sūtra, lorsque Amida était en son rang causal de 
bodhisattva, il produisit  quarante-huit voeux afin de délivrer tous 
les êtres souffrants. Ces vœux représentant tout spécialement la 
compassion  d'Amida,  ils  sont  désignés  comme  ses  «  vœux 
particuliers ». 
Parmi ces quarante-huit vœux, cependant, c'est le 18e vœu qui est  

lundi 30 décembre 2013

'La mort dans le bouddhisme' par jérôme Ducor (.pdf)

Il y a quelque jours je suis retombé sur un  document qui me semble plus qu' intéressant. J'espère qu'il vous sera utile.

Bonne lecture ! ah oui.. et faites attention sur les routes en ce réveillon de la saint-sylvestre, faites vous raccompagner si vous avez bu plus de deux verres et dans tous les cas ne prenez pas le volant si vous êtes fatigué ! 

vincent


vendredi 20 décembre 2013

La classification des enseignements bouddhiques selon Shinran

Voici la classification des enseignements du Buddha Shakyamuni tel que Shinran le concoit dans "les notes de Gutoku" (Gutoku's notes) ou Gutoku-sho.
Gutoku étant un surnom que Maitre shinran s'est donné et et que l'on pourrait rendre par 'l'imbécile au crane tondu'.
J'ai ici recopié un passage la thèse de monsieur Dennis Gira intitulée "Le sens de la conversion dans l'enseignement de Shinran"
Le passage se trouve à la page 131-132 " Chapitre premier : La classification en quatres catégories".

N.B: les caractères en gras en italique, en couleur ou soulignés sont uniquement de mon fait.




~ ~ ~



" Quant à la voie des saints et de la Terre Pure, elle comporte deux enseignements. Le premier est l'enseignement du Mahâyana et le second est l'enseignement du Hinayâna.



" Quant à l'enseignement du Mahâyana, il comporte deux types de doctrines.La première est la doctrine subite1 et la seconde est la doctrine graduelle2.



• "Quant à la doctrine subite, elle comporte deux types de doctrines ainsi que deux manières d'atteindre "subitement" l'illumination.


                  " Le premier des deux types de doctrine est l'enseignement réel3 de la pratique difficile de la voie des saints. Il s'agit des enseignements Busshin4, Shingon5, Hokke6 et Kegon, etc.


                 " Le second des deux types de doctrine est l'enseignement réel et vrai de la pratique facile de la Terre Pure fondé sur le vœu Originel d'Amida. C'est l'enseignement du Dai muryôju-kyo. 


" La première des deux manières d'atteindre "subitement" l'Illumination est le jûcho (saut longitudinal). C'est l'Illumination atteinte dans le contexte d'enseignements tels que sokushin zebutsu7, sokushin jôbutsu8 etc.


" La seconde est l'ôcho (saut transversal). Il s'agit de la renaissance instantanée dans la terre de rétribution du Vœu Originel choisi



• Quant à l'enseignement graduel du Mahayana, il comporte aussi deux types d'enseignement ainsi que deux manière d'atteindre "graduellement" l'illumination.


                   " Le premier des deux types d'enseignement est l'enseignement provisoire de la voie difficile ou la voie des saints. Ceci correspond à l'enseignement de l'école Hossô sur tout le processus de pratiques qui doivent être accomplies au long d'une certaine période de kalpa pour atteindre le but final de l'illumination.  


                   "Le second de ces deux types de doctrines est celui de la voie de la pratique aisée ou de la porte essentielle de la Terre Pure. C'est l'éclairage de Kan-gyô. Il s'agit de l'enseignement sur les œuvres méditatives ou non méditatives, les trois sortes d'actes méritoires9 et les neuf catégories d'être vivants10


"La première des deux manières d'atteindre "graduellement" l'Illumination est le jushutsu (sortie ou progression longitudinale) qui correspond à l'illumination atteinte dans la voie des saints et qui est obtenue à la fin de tout un processus de pratiques accomplies au long d'une certaine période de kalpa.


"La seconde est l'Öshutsu (sortie transversale) qui correspond à la renaissance au Confns de la Terre Pure connu aussi sous le nom de Taigu ou Geman




"Quant à l'enseignement du Hinayana, il comporte aussi deux doctrines.


La première est celle du pratyeka-buddha (les deux sortes étant le rinkakuyu dokkaku et le bugyô dokkaku).


La seconde est celle de sravaka(le premier fruit étant celui du srota-apanna, le second, celui du Sakrdagamin, le troisième celui d'anagamin, et le quatrième celui de l'arhat).



" Mis à part le Vœu Originel Choisi d'Amida Nyorai, tous les autres enseignements qu'ils soient Mahâyana ou Hinayana, provisoires ou rées, ésotériques ou exotériques, sont dans la voie des pratiques difficiles ou porte de saints. De plus, la voie de la pratique aisée, ou enseignement de la porte de la terre pure, est appelée porte provisoire de la pratique Jôdo basée sur la force de l'Homme : à savoir le vœu d'appliquer ses propres mérite en vue d'obtenir la renaissance. Ceci devrait être su.




~ ~ ~



Notes du traducteur.

1. Doctrine subite - tongyô.Elle affirme que atteint l'illumination instantanément, sans avoir à passer par les différents degrés marquant la progression du pratiquant dans la réalisation d'un but situé dans le futur lointain. Lorsque le terme tongyô est utilisé seulement pour indiquer la force sous laquelle l'enseignement du bouddha est présenté à l'homme, il signifie que l'enseignement complet est présenté comme tel à l'auditeur, sans de ces ajustements qui le rendraient plus compréhensible aux moins doués.

2. Doctrine graduelle - zengyô. elle affirme que l'illumination sera réalisée à la fin de longues pratiques accomplies durant une période inimaginablement longue et qu'elle est le résultat de ces pratiques.La progression le long de la voie menant à l'illumination est divisée en différent degrés, à travers lesquels le pratiquant doit passer successivement pour atteindre le but. Lorsque zengyô est utilisée pour indiquer la forme sous laquelle l'enseignement est présenté au pratiquant, il signifie que l'enseignement complet n'est révélé qu'en partie à l'auditeur qui est amené graduellement à une compréhension de plus en plus grande de la profondeur de l'enseignement du Buddha.

3. Dans les notes 1 et 2 ci-dessus nous avons vu que les termes tonyo et zongyo s'appliquaient parfois à la forme sous laquelle l'enseignementdu buddha était présenté. En ce sens tongyô indique la présentation de la vérité complète sans aucun recours à des expédient quelconques. La vérité complète de cet enseignement, lorsqu'il s'agit de son contenu, est dite jikkyô ou enseignement réel. Ceci forme une des catégories de la classification doctrinale gonjitsu. L'autre le gongyô s'applique au contenu du zengyô. Gongyo est traduit de différentes manières: enseignement temporaire, enseignement provisoire, enseignement vulgaire, etc. La question de savoir dans quelle catégorie doit être inclus tel ou tel enseignement est résolue différemment selon chaque école du Bouddhisme. Comme nous le voyons dans ce passage et dans d'autres encore, Shinran considérait que les enseignement provisoires correspondaient à ceux de l'école Hossô et les enseignements réels à ceux des écoles zen, shingon, tendai et kegon.Le gongyô et le jkkyô cependant sont regroupés par Shinran et inclus dans le shôdô-mon.

4. Busshin : S'applique à l'école zen. lorsque busshin est utilisé dans le contexte du jikkyo ou du tongyo, il est synonyme de bussho ou nature de buddha laquelle est considérée comme présente dans l'esprit de chque être vivant.Cette empreinte est comparée à l'empreinte d'un sceau sur l'esprit - ce qui donne le terme busshin-in. Et parceque ce sceau est dans l'esprit il ne peut, selon la tradition zen, être transmis par la parole écrite. Et parce que, dans l'école zen, l'accent est mis sur l'importance du busshin, au point même d'entrainer un certain effacement des sûtra elle est aussi appelée Busshin-shû.


5 Shingon : (mantra) syllabe ou mot qui incarne la signification la plus profonde de l'enseignement du buddha, des bodhisattva etc., ainsi que leur mérites.


6 Hokke. s'applique au Tendai-shû.

7 Sokushin zebutsu : Enseignement qui affirme que l'esprit de l'homme, tel qu'il est, est l'esprit du Bouddha, Cet enseignement est aussi appelée  sokushin sokubutsu.


Sokushin jôbutsu : enseignement qui affirme que l'homme peut devenir bouddha dès ce monde.


9 Sanpuku : Les trois actes méritoires dont il est parlé dans la seizième contemplation du Kan-gyo. Le premier de ces actes (Sefuku ou Sezen) est d'être soumis à ses parents, d'écouter son maitre, d'être plein de compassion, et de ne pas tuer, et d'accomplir les dix bons actes. Le second (kaifuku ou Kaizen) est d'être fidèle aux trois refuges,, de garder les différents préceptes, et de ne pas violer les règles mineures de discipline. Le troisième (Gyôfuku ou Gyôzen) est de produire l'esprit de bodhi, de croire profondément au principes de causalité, de réciter les écritures du Mahayana, et d'encourager les disciples.

10 Les aspirants à la terre pure sont divisés en trois classes qui sont divisés chacune en trois catégories. ce qui donne ainsi un total de neuf catégories d'êtres ou kuhon. Le soutra donne les conditions nécéssaires à la renaissance pour chaque catégorie d'être depuis la plus haute - qui inclus les aspirants les plus doués - jusqu'a la plus basse - qui inclus les plus misérables des pêcheurs . Dans toutes les catégories, il est fait appel au jirikiet c'est pourquoi shinran n'inclus pas l'enseignement du Kan-gyô dans la catégorie d'ôchô.

samedi 14 décembre 2013

Un 8 décembre : Parinirvana et Kieshiki

Le 8 décembre dernier (2013) à été l'occasion de fêter le Parinirvana du Buddha Shakyamuni. C'est à cette date que j'ai pu recevoir les refuges au temple Jôdo Shinshû de Genève : le Shingyô-ji (temple de la foi sereine).


Autel du Shingyo-ji de Genève. de Droite à gauche derrière la statue d'u Buddha Amida :  Les sept religieux éminents, Shinran shônin, rennyo shônin(derrière les fleurs), Shotoku taishi.

Nous étions 7 en tout et pour tout, dont Kelly mon amie et Ryan son fils, qui m'accompagnaient pour l'occasion.
Celui qui dirigea la cérémonie était le révérend Jérôme Ducor qui expliqua que cette prise de refuge est d'abord un acte intérieur.Sinon, malgré toute les pratiques l'on pourrait accomplir, nous ne sommes pas bouddhiste que l'on n'a pas pris les refuges :
Je prends refuge dans le Bouddha,(l'évéillé)
Je prends le refuge dans le Dharma (l'enseignement de l'éveillé)
Je prends les refuges dans la Sangha (la communauté)





Nous récitâmes  l'Amida-kyo ou Sutra d'Amida (qui est l' un des trois Sutra de la trilogie de la terre Pure, auquel s'en remet Honen, maitre de Shinran) ou les Buddha des trois temps qui sont "nombreux comme les sables du Gange" témoignent de l'enseignement que nous fit le Buddha Shakyamuni qui nous révéla l'existence du Buddha Amida et de son Univers Pur.

Lors de la cérémonie des refuges proprement dites Je me mis devant et debout et nous répétames tous  


Amida en 'sesshu fusha in' : le sceau de l'embrassement indéfectible.Namo Amida Butsu !


" Namo Kie Bu
 Namo Kie Ho
   Namo Kie So "

Le révérend nous explique juste avant que "Namo" veut dire "révérence à", quant au mot "Kie" c'est lui qui signifie "Prendre refuge"

Bu : le Buddha
Ho: Le Dharma
So: La sangha

Puis je reçu une attestation avec mon nom Bouddhique.








Et nous finîmes à quatre au restaurant (Jérôme Ducor, kelly, Ryan et moi) : )

Gasshô