Pour commémorer la naissance en Terre Pure de Shinran Shônin (un jour anniversaire tous les 16 janvier) je vous laisse juste une vidéo Youtube.
Il s'agit d'un poème conçu par Maitre Shinran du nom de Shoshinge et les six premiers wasans chantés au temple mère de la Jôdo shinshû Honganji-ha en 2013. Cérémonie dirigée par le Monshu ou Patrirache (descendant de Shinran Shônin) de l'époque Son Eminence Sokunyo. En 2014 il s'est retiré pour laisser la place à son fils Son Eminence Sennyo à la tête de ce qui est la plus grande branche Jôdoshinhu.
Et si vous ne l'aviez pas encore vu : La vie de Maitre Shinran en animé (Version Originale Sous-Titrée en Français)
Voici un texte de qualité que je souhaitais relayer - pour celles et ceux ne le connaissant pas encore.
LES SOURCES DE LA SUKHAVATI, AUTOUR D’UNE ÉTUDE RÉCENTE DE G. FUSSMAN
de jérôme Ducor
Publié dans Journal of the International Association of Buddhist Studies Volume 27 • Number 2 • 2004
Ci-dessous l'introduction du texte puis plus bas, le texte entier en format PDF.
" Le quart de siècle écoulé a vu un renouvellement important de l’étude des
sources indiennes relatives à la Bienheureuse (Sukhavati), ce champ de
buddha (buddhaksetra) du Buddha Amitabha/Amitayus, dont le culte se
développera ultérieurement dans la tradition sino-japonaise de la Terre Pure.
Ce renouveau est d’autant plus significatif que le sujet a longtemps été
considéré comme relevant d’un bouddhisme de seconde zone par les indianistes
occidentaux. Certes, on n’en est plus aux invectives de F.M. Müller
mais le temps n’est pas loin où André Bareau pouvait encore écrire à propos
du culte d’Amitabha: “À une religion construite pour des surhommes,
héros doublés d’ascètes et de penseurs, se substitue une religion destinée
à la masse des gens dépourvus d’énergie, de moralité et d’intelligence”.
Cependant, ce regain d’intérêt témoigne aussi de la difficulté pour bien des
spécialistes à maîtriser des sources aussi diverses que l’épigraphie
et la littérature canonique indiennes, les traductions chinoises avec leurs repè-
res chronologiques ou les études de leurs collègues orientaux. En témoigne,
notamment, le long article publié par Gérard Fussman sur “La place des
Sukhavati-vyuha dans le bouddhisme indien” (JA 1999). Celui-ci soulève
plusieurs points litigieux, tant sur les sources que sur leur interprétation, et
on trouvera ici quelques observations à leur sujet. Sans prétendre à l’exhaustivité,
elles rassemblent des informations souvent difficiles d’accès. "
Piéestal d'une statue d'Amitabaha trouvée à Govind Nagar et conservé au Musée de Mathura, Inde.
Datée de 104 ap. JC.
Si vous souhaitez télécharger ce pdf, veuillez cliquer ici.
Pour finir laissez moi vous souhaite une très très belle année,à vous et à vos proches.
Prenez bien soin de vous.
et n'oubliez pas: celui qui boit ne conduit pas !
vincent
p.s : J'essayerai de poursuivre la reprise de mon blog cette année.
Le正信念仏偈 Shōshin nembutsu ge , poème du nembutsu de la foi véritable, ou en abrégé le Shōshinge clos le deuxième chapitre (Gyo ou Pratique) du magnum Opus de Maître Shinran : son Kyōgyōshinshō. Ce poème est composé de cent-vingts lignes, chacune composée de sept caractères chinois.
Ce texte possède une position centrale dans notre école jusqu'à être récité quotidiennement dans la liturgie quotidienne des temples de notre école. Il "exprime la véritable signification des enseignement fondamentaux de notre école basé sur les enseignements des sept maîtres des trois pays." dira Rennyo Shônin (1415-1499) le 8ème patriarche dans son commentaire sur le Shoshinge.
Voici (en anglais désolé) les instructions pour le chant du Shōshinge (PDF) durant la cérémonie quotidienne dans la Jôdo shinshu Honganji-ha. C'est un Extrait comme tous les documents scannés dans ci-après, du Jodo Shinshu Service Book dans sa seconde édition (2015) publié par le Honganji International Center - appartenant à la Jôdo shinshu Honganji-ha (Kyoto).
Me disant qu'il ne fallait pas m'arrêter en si bon chemin j'ai inclus notre poème et les textes le suivant dans la liturgie au sein du déroulement de la cérémonie quotidienne.
Pour se faire j'ai traduit en français le Guide to Jodo Shinshu Teachings and Practices qui est lui-même une traduction et adaptation du Renken Tokuhon Study Group
Text for Followers of Shinran Shonin, pour les temples Jodo Shinhu en Amérique du Nord.
Remercions le temple de Calgary pour nous avoir fait bénéficier de ce guide.
Voici ma traduction - où y figure quelques textes en lien (dont le fameux Poème de la Foi Véritable) : P.S : Je tiens à préciser que j'ai mis ici le déroulement de la cérémonie du Shôshinge pour vous aider, si vous êtes chez vous je vous encourage à faire comme vous le sentez !! : ) (Si vous "pratiquez" en groupe il me semble logique de suivre la cérémonie acceptée par ce groupe)
* * *
Conduite pour le
service quotidien
C’est vraiment
important pour les fidèles Jodo Shinshû de conduire un cérémonie en
face d’un Butsududan (autel bouddhique) chaque matin et chaque
soir. Pour cette cérémonie quotidienne, Rennyo shonin à choisi l’ordre de la cérémonie comme suit : • Shōshinge • six nembutsu | • six wasan >ici • eko | Cette cérémonie a été
conduite journalièrement pendant plus de 500 ans avec très peu de
changement dans l’ordre de la cérémonie.
Préparation de la cérémonie
• Vérifiez que
vous vous êtes lavé et habillé de façon appropriée • Placez votre
nenju sur votre poignet (gauche) • Ouvrez le
Butsudan and inclinez-vous légèrement • Mettez de l’eau
fraîche dans le vase à fleur • Allumez les
bougies • Placez le bâton
d’encens dans le porte encens (dans la Jodoshinhu, le bâton
d’encens n’est pas placé tout droit dans le porte encens) • Faire l’offrande
du riz • Placez le rin
(cloche) en face de l’autel à droit.
Début de la cérémonie
• Gassho et
inclinaison
• Mettre le
maillet hors du rin et le frapper sur la cloche dans un mouvement
vers le haut
• Placez le
maillet sur le coté • Commencez à
chanter le Shoshinge.
Chanter le Shōshinge
• Durant les
services ordinaires, le Shoshinge est chanté dans le style Sôfu et
durant les commémorations et autres services important , il est
chanté dans le style Gyôfu. • Généralement,
le Shoshinge devrait être chanté de mémoire (mais vous remarquerez cependant sur la vidéo ci-dessous que tous que les religieux.se.s le chante livre ouvert).
Cérémonie du Shôshinge -Shinpu (+ les Nembutsu, wasan et eko) au Nishi Hongan-ji (le temple-mère de l'une des dix branches de la Jôdo Shinshû) à l'occasion de la commémoration annuelle de Shinran Shônin le 16 janvier.
Après le Shōshinge
• Frappez la
cloche une fois • Répétez le
nembutsu – sur le 3ème nembutsu, le chef de cérémonie prend le livre à wasan
et le porte au front avant de l’ouvrir • eko - après que la
seconde ligne de l’eko soit chantée (byo do issai), le chef ferme
le livre à wasans et de nouveau le porte au front avant de le placer
de coté. - Sonnez la cloche
trois fois durant les derniers mots de l’eko (an rakkoku) • Placez le
maillet sur le coté de l’autel • Gassho et
inclinaison • Placez le
maillet dans la cloche • Prendre l’épître* du gobunsho, l’ouvrir et la porter ouvert au front • Lire l’épitre
• Porter l’
épître du au front, tout en répétant « avec
révérence » et la fermer tout en répétant « je
reste ».
Après la cérémonie
• Retirez le riz
de l’autel • Eteindre les
bougies • Placer le rin
dans l’autel • Fermer les
portes du butsudan • S’incliner
légèrement.
~ ~ ~
Ici le texte en Français traduit par le Révérend Jérôme Ducor Veuillez excusez la qualité des scans', j'ai essayé de faire au mieux tout en essayant d'éviter d'abimer le livret (qui m'a été offert). Gasshô
vincent
_____ * Je n'ai pas l'habitude de lire les Lettres de Maitre Rennyo en cérémonie, mais un révérend de Echigo, celui m'ayant offert le Jodo Shinshu Service book m'a dit que "Buddhism is Fun" et qu'il fallait choisir la leetre que l'on voulait. Il a rajouté que le Monshu - Révérend en chef en lisant une nouvelle chaque matin au Honganji (Temple mère)
Namo Amida Butsu est la Foi Sereine (Skt. Prasāda).
En dehors de cette Grande Foi, Namo Amida Butsu n’existe pas. **
Quand le Buddha Amida te parlera La véritable Foi éclora
Et son parfum, "Namo Amida Butsu" Se rependra de lui-même.
Je pourrais dire Que « Namo Amida Butsu » est ma pratique
Si le Buddha ne me l’avait pas donné.
Quand la Foi véritable est éveillé en toi Par le Buddha Amida, Ce n'est rien de moins que la la prédiction De ton Parfait éveil. Sur tes lèvres, quoi d'autre pourrais naître Que son Nom ? "Merci Buddha Amida !" "Namo Amida Butsu !".
Quand le Buddha Amida te dit : "Tu es sauvé" Son Nom surgit en toi, Spontanément.
"Namo Amida Butsu" :
Nulle pratique,
A part celle d'Amida.
Amida donne
La clef et la serrure Pour le Nirvana.
Amida Donne
La Pratique et la Foi Pour le Nirvana.
Namo Amida Butsu :
Bien plus que trois mots ;
Le Son du Cœur d'Amida.
Je regarde un oiseau planer sur place. En moins d'une respiration Un vent favorable l'avait emmené loin d'ici, Sans qu'un seul battement d’aile n'ait été donné. « Ah ! Le 18ème du Buddha (Amida) ! »
L'appel de ta mère : "Namo Amida Butsu",
Comment ne pas lui sourire ?
Par vincent Jikidō F.(2017)
___ * Namo Amida Butsu (qui est le Nembutsu ou Buddhamnèse, commémoration du Buddha): Litt. : «Révérence au Bouddha Amida.». Dans notre tradition, celle de M.Shan-Tao et de M. Shinran Je prends refuge (Namo) dans le Buddha Amida (Amida Butsu) ** : Je veux dire par là que Le "Namo Amida Butsu" qui nait xhez le pratiuant ne provient que de Shingyo (Foi Sereine) ou Shinjin (Coeur de Foi) la Foi conféré par le Pouvoir du Voeu du Buddha Amida dit Pouvoir Autre.